Quand le leader de la droite italienne est ouvertement propriétaire de journaux et de chaînes de télévision, le chef de l'UMP opère un contrôle indirect grâce à ses amis gros actionnaires de grands médias et ses nombreuses relations : Martin Bouygues (TF 1), Olivier Dassault (le Figaro, Valeurs actuelles), Bernard Arnault (la Tribune, Investir, Radio classique), celui qui le présente comme un « frère », Arnaud Lagardère (Europe 1, Paris-Match, le Journal du dimanche, Elle...), ou encore Alain Minc (le Monde), Nicolas de Tavernost (M 6), François Pinault (le Point), Jean-Claude Dassier (directeur de la rédaction de LCI)... La liste de cet impressionnant réseau d'influence est loin d'être exhaustive. Résultat : d'un côté, c'est Jean-Pierre Elkabbach qui demande à l'ex-ministre de l'intérieur quel journaliste recruter sur Europe 1 ; de l'autre, ce sont les journalistes de France 3 qui sont menacés par Nicolas Sarkozy pour ne pas avoir su lui complaire. « Un journaliste qui me critique est un journaliste qui ne me connaît pas », a-t-il coutume de répéter. Avec l'ensemble (ou presque) des médias, tout est possible.
PAR Christophe Kantcheff
jeudi 3 mai 2007